Placez-vous bien dans leur peau : souffrance horrible, environnement froid et hostile, aucun secours, aucune aide, même au dernier moment, pas même la mince consolation que les tortionnaires seront punis et pensant que ces tortionnaires seront même encouragés par les législateurs.
Que ressentez-vous? Que pensez-vous? Vous pensez peut être que je vous invite à projeter votre pensée dans celle de l'animale; mais on ne peut projeter se qui s'y trouve déjà. Il s'agit plutôt d'empathie. Voyez-vous, une telle philosophie conduit aussi à ne pas considérer les humains comme des êtres vraiment vivants. Eux aussi sont comme des choses sans âmes ou avec si peu que certains voudraient leur enlever le droit d'être informés sur ce qu'on se prépare à leur donner à manger. Le cuisinier a des rêves pesticidaires et les mangeurs doivent manger sans trop savoir ce qu'ils mangent. Quand nous savons que les carottes, que les navets, que les choux ont été arrosé de pesticides ayant d'abord servie à tuer d'innocents animaux, il nous semble que ces carottes, que ces navets et ces choux goûtent un peu de la souffrance et de l'agonie de ces animaux.
Vos carottes auront un goût de sang; vos navets auront un goût d'agonie; vos choux auront un goût de chambre à gaz.
Un jour viendra où ces expériences seront, aux yeux de la loi, des crimes; un jour viendra où les expérimentateurs seront, aux yeux de le loi, des criminels ayant torturé et assassiné des animaux sensibles, doués psychiquement et socialement, des animaux qui pensent, ressentent, aiment et se désespèrent...